Le Respect et la religion
Dire la vérité n’est pas manquer de respect. Un appel aux prédicateurs : honorons les cheveux blancs, tenons compte de l’auditoire, et gardons l’épée de la Parole bien tranchante, sans humilier personne. 📖⚔️
Le Respect et la religion
Quand la vérité se dit avec honneur
Introduction
En République démocratique du Congo, l’Évangile est partout : dans les églises, sur les places publiques, dans les bus, à la radio, et même sur Facebook ou TikTok en direct. Cette ferveur est une grâce de Dieu. Mais il faut aussi le dire avec amour : certains prédicateurs oublient la politesse. On entend des paroles dures, des moqueries, des insultes déguisées en “révélations”, des reproches lancés à des personnes âgées devant tout le monde. Or la chaire n’est pas une tribune pour humilier. La Bible elle-même nous apprend que la vérité et le respect vont ensemble.
Quelques scènes que nous connaissons tous
Soyons concrets, sans citer personne, car chacun de nous a déjà vu ou entendu des scènes de ce genre :
• Dans l’église : un prédicateur qui ridiculise une femme en dédaignant son offrande et ceci publiquement.
• Sur un sujet délicat : le prédicateur parle du mariage et de l’intimité avec des mots très crus, alors que les enfants, les jeunes filles et les grands-parents sont assis dans la même salle. Certains rient, d’autres baissent la tête de honte.
• Sur les réseaux sociaux : un prédicateur en direct se moque d’un autre serviteur de Dieu, l’insulte, et ses abonnés applaudissent. Les non-croyants regardent et se disent : « Voilà donc ce que c’est, la foi chrétienne ? »
Pourtant, notre culture congolaise est une culture du respect. Dès l’enfance, on nous apprend à dire « Tata », « Mama », « Papa », à saluer les aînés, à ne pas répondre à un parent avec insolence, à baisser la voix devant les anciens. Quand un prédicateur manque de respect à un vieillard, il ne choque pas seulement la Bible, il choque aussi notre coutume. Comment peut-on se dire serviteur de Dieu et être moins poli qu’un enfant bien éduqué du village ?
Ce que l’Écriture dit du respect envers les cheveux blancs
Dieu a placé l’honneur des aînés au cœur de sa loi :
• Lévitique 19:32 : « Tu te lèveras devant les cheveux blancs, et tu honoreras la personne du vieillard. Tu craindras ton Dieu. Je suis l’Éternel. » Le respect du vieillard est ici lié à la crainte de Dieu.
• Proverbes 16:31 : « Les cheveux blancs sont une couronne d’honneur ; c’est dans le chemin de la justice qu’on la trouve. »
• Proverbes 20:29 : « La force est la gloire des jeunes gens, et les cheveux blancs sont la parure des vieillards. »
• 1 Timothée 5:1-2 : « Ne reprends pas rudement le vieillard, mais exhorte-le comme un père ; exhorte les jeunes gens comme des frères, les femmes âgées comme des mères, les jeunes femmes comme des sœurs, en toute pureté. »
Ce dernier texte est capital pour tout prédicateur. Même lorsqu’il faut corriger, Paul demande à Timothée de le faire comme on parle à son père, à sa mère, à son frère ou à sa sœur. Imaginez : le vieux papa que vous voulez reprendre, est-ce ainsi que vous parleriez à votre propre père ? Le prédicateur ne se tient pas devant des “pécheurs” anonymes, mais devant des familles, des pères, des mères, des enfants.
Prêcher en tenant compte de l’auditoire mixte
Un auditoire est rarement homogène : des vieillards et des jeunes, des hommes et des femmes, des croyants mûrs et des curieux, parfois des enfants. Certains sujets, notamment ceux qui touchent à l’intimité, au mariage ou à la sexualité, demandent de la révérence et de la retenue. Cela ne veut pas dire les taire. Cela veut dire choisir ses mots avec sagesse. Dans nos familles, on sait très bien qu’il y a des choses dont on parle autrement quand les enfants et les aînés sont présents. La chaire devrait suivre la même sagesse. Paul le recommande :
• Colossiens 4:6 : « Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun. »
• Éphésiens 4:29 : « Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent. »
• Tite 3:2 : « De ne médire de personne, d’être pacifiques, modérés, montrant une parfaite douceur envers tous les hommes. »
• 1 Pierre 3:15 : « Soyez toujours prêts à vous défendre [...] avec douceur et respect. »
Paul lui-même nous en donne l’exemple à Athènes (Actes 17:22). Devant des païens, il ne commence pas par les condamner : « Hommes Athéniens, je vous trouve à tous égards extrêmement religieux. » Il part de ce qui est respectable chez eux pour les conduire à la vérité, sans en retrancher une seule ligne. Imaginez ce que serait une prédication dans un bus de Kinshasa ou sur une place de Lubumbashi, de Goma ou de Mbuji-Mayi qui commencerait ainsi : par un mot d’honneur envers ceux qui écoutent, avant le message qui les appelle à changer.
La Parole de Dieu : une épée à double tranchant, à main nue
Il ne s’agit pas d’adoucir l’Évangile jusqu’à le vider de sa force. Hébreux 4:12 le rappelle : « La parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée à deux tranchants. » Cette épée doit être maniée sans voile ni compromis. Paul pouvait dire aux Éphésiens : « Je ne vous ai rien caché de ce qui vous était utile » (Actes 20:20, 27). Et à Timothée : « Prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant » (2 Timothée 4:2).
L’Écriture montre aussi des paroles très fermes. Jean-Baptiste a parlé de “race de vipères”, et le Seigneur Jésus a prononcé des “malheur à vous” contre les hypocrites (Matthieu 23). Mais ces paroles visaient l’hypocrisie religieuse qui écrasait le peuple, pas des fidèles simples, des vieillards ou des brebis blessées. Le même Jésus s’est assis au puits avec la Samaritaine, lui a parlé avec égard, et lui a dit la vérité sur sa vie (Jean 4). Il a dit la vérité crûment, mais sans jamais perdre l’amour.
Attention : être cru n’est pas être grossier. Dire « le péché mène à la mort » est cru. Insulter une personne devant la foule n’est pas la vérité, c’est de l’orgueil qui se cache derrière la Bible. La Parole tranche par sa propre force, le prédicateur n’a pas besoin d’y ajouter ses cris, ses insultes ou ses moqueries.
Le juste milieu : la vérité dans l’amour
Le critère biblique est donné en Éphésiens 4:15 : « Mais en disant la vérité dans la charité, nous croîtrons à tous égards en celui qui est le chef, Christ. » Et en 2 Timothée 2:24-25 : « Un serviteur du Seigneur ne doit pas avoir de querelles, mais il doit être affable pour tous, [...] redressant avec douceur les adversaires. »
Le juste milieu n’est donc pas un compromis entre la vérité et le respect. La vérité reste entière et le respect reste entier. Concrètement, un prédicateur peut se poser quatre questions avant de parler :
1. Est-ce vrai et biblique ? Si oui, je ne dois pas le taire par peur des hommes.
2. À qui je parle ? Des aînés, des jeunes, des femmes, des enfants sont peut-être présents.
3. Comment le dire ? Avec des mots qui reprennent sans humilier, qui corrigent sans détruire.
4. Pourquoi le dire ? Pour édifier et sauver, ou pour me faire valoir et montrer mon “courage” ?
Prenons un exemple. Au lieu de lancer à un vieux papa : « Toi, tu es un sorcier ! », le prédicateur peut dire à toute l’assemblée : « La Parole de Dieu condamne la sorcellerie et toute œuvre des ténèbres, et Christ libère tous ceux qui viennent à lui avec un cœur sincère. » La vérité est la même, le tranchant est le même, mais personne n’est humilié, et la porte reste ouverte pour que celui qui en a besoin vienne se faire aider dans la dignité.
De même, au lieu de se moquer d’une mère de famille devant tous, un pasteur sage peut l’appeler à part, avec une autre maman de l’église, et lui parler comme 1 Timothée 5:2 le demande : « comme à une mère ». La correction reçue avec honneur porte du fruit. La correction reçue avec honte produit de la révolte.
Un appel à nos prédicateurs
Frères et sœurs prédicateurs, nous ne sommes pas appelés à gagner des applaudissements, ni des “vues” sur les réseaux, ni la réputation d’être le plus “dur” ou le plus “courageux”. Nous sommes appelés à gagner des âmes. Et une âme se gagne rarement par l’humiliation.
Avant de monter en chaire, avant d’ouvrir le micro dans le bus, avant de lancer un direct sur Facebook, rappelons-nous : devant nous, il y a quelqu’un qui est le père, la mère, le frère ou la sœur de quelqu’un d’autre. Parlons-leur comme nous voudrions que l’on parle aux nôtres.
Conclusion
Prêcher avec respect n’est pas prêcher mollement. Le prédicateur qui honore les cheveux blancs, qui parle avec révérence devant un auditoire mixte et qui garde l’épée de la Parole bien tranchante est celui qui ressemble le plus à son Maître. Que chaque serviteur de Dieu au Congo, et partout ailleurs, se souvienne que la vérité la plus crue peut être dite avec la plus grande humilité. C’est ainsi que le message est reçu et que le nom de Dieu est honoré.
Rédigé par Patrick Mualaba
Quand la vérité se dit avec honneur
Introduction
En République démocratique du Congo, l’Évangile est partout : dans les églises, sur les places publiques, dans les bus, à la radio, et même sur Facebook ou TikTok en direct. Cette ferveur est une grâce de Dieu. Mais il faut aussi le dire avec amour : certains prédicateurs oublient la politesse. On entend des paroles dures, des moqueries, des insultes déguisées en “révélations”, des reproches lancés à des personnes âgées devant tout le monde. Or la chaire n’est pas une tribune pour humilier. La Bible elle-même nous apprend que la vérité et le respect vont ensemble.
Quelques scènes que nous connaissons tous
Soyons concrets, sans citer personne, car chacun de nous a déjà vu ou entendu des scènes de ce genre :
• Dans l’église : un prédicateur qui ridiculise une femme en dédaignant son offrande et ceci publiquement.
• Sur un sujet délicat : le prédicateur parle du mariage et de l’intimité avec des mots très crus, alors que les enfants, les jeunes filles et les grands-parents sont assis dans la même salle. Certains rient, d’autres baissent la tête de honte.
• Sur les réseaux sociaux : un prédicateur en direct se moque d’un autre serviteur de Dieu, l’insulte, et ses abonnés applaudissent. Les non-croyants regardent et se disent : « Voilà donc ce que c’est, la foi chrétienne ? »
Pourtant, notre culture congolaise est une culture du respect. Dès l’enfance, on nous apprend à dire « Tata », « Mama », « Papa », à saluer les aînés, à ne pas répondre à un parent avec insolence, à baisser la voix devant les anciens. Quand un prédicateur manque de respect à un vieillard, il ne choque pas seulement la Bible, il choque aussi notre coutume. Comment peut-on se dire serviteur de Dieu et être moins poli qu’un enfant bien éduqué du village ?
Ce que l’Écriture dit du respect envers les cheveux blancs
Dieu a placé l’honneur des aînés au cœur de sa loi :
• Lévitique 19:32 : « Tu te lèveras devant les cheveux blancs, et tu honoreras la personne du vieillard. Tu craindras ton Dieu. Je suis l’Éternel. » Le respect du vieillard est ici lié à la crainte de Dieu.
• Proverbes 16:31 : « Les cheveux blancs sont une couronne d’honneur ; c’est dans le chemin de la justice qu’on la trouve. »
• Proverbes 20:29 : « La force est la gloire des jeunes gens, et les cheveux blancs sont la parure des vieillards. »
• 1 Timothée 5:1-2 : « Ne reprends pas rudement le vieillard, mais exhorte-le comme un père ; exhorte les jeunes gens comme des frères, les femmes âgées comme des mères, les jeunes femmes comme des sœurs, en toute pureté. »
Ce dernier texte est capital pour tout prédicateur. Même lorsqu’il faut corriger, Paul demande à Timothée de le faire comme on parle à son père, à sa mère, à son frère ou à sa sœur. Imaginez : le vieux papa que vous voulez reprendre, est-ce ainsi que vous parleriez à votre propre père ? Le prédicateur ne se tient pas devant des “pécheurs” anonymes, mais devant des familles, des pères, des mères, des enfants.
Prêcher en tenant compte de l’auditoire mixte
Un auditoire est rarement homogène : des vieillards et des jeunes, des hommes et des femmes, des croyants mûrs et des curieux, parfois des enfants. Certains sujets, notamment ceux qui touchent à l’intimité, au mariage ou à la sexualité, demandent de la révérence et de la retenue. Cela ne veut pas dire les taire. Cela veut dire choisir ses mots avec sagesse. Dans nos familles, on sait très bien qu’il y a des choses dont on parle autrement quand les enfants et les aînés sont présents. La chaire devrait suivre la même sagesse. Paul le recommande :
• Colossiens 4:6 : « Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun. »
• Éphésiens 4:29 : « Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent. »
• Tite 3:2 : « De ne médire de personne, d’être pacifiques, modérés, montrant une parfaite douceur envers tous les hommes. »
• 1 Pierre 3:15 : « Soyez toujours prêts à vous défendre [...] avec douceur et respect. »
Paul lui-même nous en donne l’exemple à Athènes (Actes 17:22). Devant des païens, il ne commence pas par les condamner : « Hommes Athéniens, je vous trouve à tous égards extrêmement religieux. » Il part de ce qui est respectable chez eux pour les conduire à la vérité, sans en retrancher une seule ligne. Imaginez ce que serait une prédication dans un bus de Kinshasa ou sur une place de Lubumbashi, de Goma ou de Mbuji-Mayi qui commencerait ainsi : par un mot d’honneur envers ceux qui écoutent, avant le message qui les appelle à changer.
La Parole de Dieu : une épée à double tranchant, à main nue
Il ne s’agit pas d’adoucir l’Évangile jusqu’à le vider de sa force. Hébreux 4:12 le rappelle : « La parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée à deux tranchants. » Cette épée doit être maniée sans voile ni compromis. Paul pouvait dire aux Éphésiens : « Je ne vous ai rien caché de ce qui vous était utile » (Actes 20:20, 27). Et à Timothée : « Prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant » (2 Timothée 4:2).
L’Écriture montre aussi des paroles très fermes. Jean-Baptiste a parlé de “race de vipères”, et le Seigneur Jésus a prononcé des “malheur à vous” contre les hypocrites (Matthieu 23). Mais ces paroles visaient l’hypocrisie religieuse qui écrasait le peuple, pas des fidèles simples, des vieillards ou des brebis blessées. Le même Jésus s’est assis au puits avec la Samaritaine, lui a parlé avec égard, et lui a dit la vérité sur sa vie (Jean 4). Il a dit la vérité crûment, mais sans jamais perdre l’amour.
Attention : être cru n’est pas être grossier. Dire « le péché mène à la mort » est cru. Insulter une personne devant la foule n’est pas la vérité, c’est de l’orgueil qui se cache derrière la Bible. La Parole tranche par sa propre force, le prédicateur n’a pas besoin d’y ajouter ses cris, ses insultes ou ses moqueries.
Le juste milieu : la vérité dans l’amour
Le critère biblique est donné en Éphésiens 4:15 : « Mais en disant la vérité dans la charité, nous croîtrons à tous égards en celui qui est le chef, Christ. » Et en 2 Timothée 2:24-25 : « Un serviteur du Seigneur ne doit pas avoir de querelles, mais il doit être affable pour tous, [...] redressant avec douceur les adversaires. »
Le juste milieu n’est donc pas un compromis entre la vérité et le respect. La vérité reste entière et le respect reste entier. Concrètement, un prédicateur peut se poser quatre questions avant de parler :
1. Est-ce vrai et biblique ? Si oui, je ne dois pas le taire par peur des hommes.
2. À qui je parle ? Des aînés, des jeunes, des femmes, des enfants sont peut-être présents.
3. Comment le dire ? Avec des mots qui reprennent sans humilier, qui corrigent sans détruire.
4. Pourquoi le dire ? Pour édifier et sauver, ou pour me faire valoir et montrer mon “courage” ?
Prenons un exemple. Au lieu de lancer à un vieux papa : « Toi, tu es un sorcier ! », le prédicateur peut dire à toute l’assemblée : « La Parole de Dieu condamne la sorcellerie et toute œuvre des ténèbres, et Christ libère tous ceux qui viennent à lui avec un cœur sincère. » La vérité est la même, le tranchant est le même, mais personne n’est humilié, et la porte reste ouverte pour que celui qui en a besoin vienne se faire aider dans la dignité.
De même, au lieu de se moquer d’une mère de famille devant tous, un pasteur sage peut l’appeler à part, avec une autre maman de l’église, et lui parler comme 1 Timothée 5:2 le demande : « comme à une mère ». La correction reçue avec honneur porte du fruit. La correction reçue avec honte produit de la révolte.
Un appel à nos prédicateurs
Frères et sœurs prédicateurs, nous ne sommes pas appelés à gagner des applaudissements, ni des “vues” sur les réseaux, ni la réputation d’être le plus “dur” ou le plus “courageux”. Nous sommes appelés à gagner des âmes. Et une âme se gagne rarement par l’humiliation.
Avant de monter en chaire, avant d’ouvrir le micro dans le bus, avant de lancer un direct sur Facebook, rappelons-nous : devant nous, il y a quelqu’un qui est le père, la mère, le frère ou la sœur de quelqu’un d’autre. Parlons-leur comme nous voudrions que l’on parle aux nôtres.
Conclusion
Prêcher avec respect n’est pas prêcher mollement. Le prédicateur qui honore les cheveux blancs, qui parle avec révérence devant un auditoire mixte et qui garde l’épée de la Parole bien tranchante est celui qui ressemble le plus à son Maître. Que chaque serviteur de Dieu au Congo, et partout ailleurs, se souvienne que la vérité la plus crue peut être dite avec la plus grande humilité. C’est ainsi que le message est reçu et que le nom de Dieu est honoré.
Rédigé par Patrick Mualaba
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